Vendredi 21 septembre à 20h30 à la médiathèque de Smarves, nous vous proposons en partenariat avec la Ville de Smarves une rencontre avec l’auteur Titwane (https://www.titwane.fr), qui viendra nous expliquer son processus créatif et sa manière bien à lui de capturer l’instant dans un dessin. Et pour joindre le geste à la parole, le public sera invité à dessiner en même temps que lui un modèle vivant !
Que vous soyez dessinateur amateur, confirmé, ou juste curieux, n’hésitez pas à participer !

Le dessin comme représentation du réel
 

Le dessin comme représentation du réel
Vendredi 21 septembre – 20h30
Médiathèque de Smarves ( 8 Rue des Écoles, 86240 Smarves)
En présence de l’auteur Titwane, et avec la participation du modèle vivant Marine Chauvet, artiste peintre (http://www.chauvetdesign.com/)
Accès libre et gratuit dans la limite des places disponibles

Locke & Key
 

Bienvenue dans le manoir de Keyhouse, en Nouvelle-Angleterre. C’est dans cette demeure familiale que Tyler, Kinsey et Bode viennent trouver refuge avec leur mère après une tragédie familale. Mais dans le pays de Lovecraft, une telle maison recèle de nombreux secrets pour qui saura les voir, et à mesure que les enfants trouvent les clés, de mystérieuses portes s’ouvrent à eux…

La réédition récente de « Locke & Key » est une excellente occasion de redécouvrir cette série de Joe Hill, auteur à succès, récompensé aussi bien pour ses romans que pour ses comics (Eisner Award 2011 du meilleur scénario).

Ce premier tome est un modèle du genre : il réussit à nous exposer progressivement les différents personnages tout en nous mettant directement au coeur de l’intrigue. Le dessin de Gabriel Rodriguez, dont le style peut sembler un peu daté au premier regard, se révèle terriblement efficace. La mise en scène accroche le lecteur jusqu’à la dernière page, et le laisse impatient de découvrir la suite… Fort heureusement, la réédition des six volumes de la série est prévue d’ici la fin de l’année. Une excellente nouvelle pour les amateurs de suspense et de fantastique !

Locke and Key tome 1 : Bienvenue à Lovecraft
Scénario : Joe Hill
Dessin : Gabriel Rodriguez
Éditions Hi Comics – 168 pages

Chronique écrite par Paul Ferret

 
 
Ceux qui restent
 

Etant enfant, n’avez-vous jamais rêvé de partir pour un monde peuplé d’êtres merveilleux et de vivre des aventures épiques ? A la manière de Wendy et de ses frères partis sauver le pays imaginaire, Ben, le fils unique des époux Hawkins disparait au beau milieu de la nuit sans laisser de traces.

Au lieu de suivre les aventures et l’émerveillement dans ce nouveau monde, cette bande dessinée vous propose de suivre les mésaventures des parents : ceux qui sont inquiets, ceux qui ont peur, ceux qui recherchent désespérément : bref, ceux qui restent… Car ce n’est pas une mince affaire que d’être les parents d’un enfant disparu. Au fil du temps, les soupçons de la police se renforcent, les accusations de médias à la recherche de sensationnel commencent à émerger, le regard de l’entourage change. Ainsi, la vie du couple Hawkins s’en trouve changée à jamais.

Cette histoire aux multiples tribulations est portée par un dessin simple et une palette de couleurs pastel plongeant le lecteur dans une ambiance à la fois doucereuse et mélancolique. Cette BD prend le contre-pied des contes merveilleux habituels et ne manquera pas de vous surprendre dans sa sincérité et dans le renversement des conventions du genre.

Ceux qui restent
Scénario : Josep Busquet
Dessin et couleur : Alex Xöul
Editions Delcourt – 128 pages

Chronique écrite par Florian Lapalus

 
 

Voici la sélection de 5 ouvrages que l’association vous propose de lire en ce mois de juin.

Groupe de lectures
« Firefly » – Tome 1 de Ryukishi07 et Nokuto Koike
« Road Therapy » de Louis et Marty
« Bluebells Wood » de Guillaume Sorel
« Codine » de Jaques Baujard et Simon Géliot, d’après Panaït Istrati
« Locke & Key » – Tome 1 de Joe Hill et Gabriel Rodriguez

Rendez-vous le 04 juillet à 20h au Biblio-café pour élire votre favori !

12 heures plus tard
 
Connaissez-vous Rebbibia ? Quartier périphérique de Rome, connu principalement pour sa station de métro et sa population défavorisée, ce n’est pas vraiment le moment de le découvrir. Il sert dorénavant de refuge aux derniers survivants de l’invasion Zombie qui s’est abattue sur la Cité Eternelle. Et, parmi eux, on retrouve le héros habituel de Zerocalcare : lui-même, accompagné de son complice de toujours, Secco, sorte de Sancho Panza dopé aux gâteaux industriels périmés, de Katja, jeune fille mystérieuse dont on ne dévoilera pas le secret (spoiler : il s’agit d’amour) et d’un sanglier libidineux mais correct (« Rain Man version obsédé sexuel »).

L’album, assez léger en comparaison de la production ultérieure de l’auteur, offre une lecture assez complexe et haletante. Composé de plusieurs strates narratives, le récit alterne divers épisodes de l’invasion en mélangeant les histoires intimes, l’action post-apocalyptique, le guide touristique d’une zone sinistrée et le suspense médical. Le dessin emprunte à la fois au manga et à la fougue des supporters de l’AS Roma et l’intrigue est truffée de références aux dessins animés, aux jeux vidéo et à la culture populaire romaine. Ainsi, l’on apprend que Ken le Survivant peut servir de guide spirituel dans la vie et que Peppa Pig et les Chevaliers du Zodiaque sont de bon secours en cas de dilemme moral. Enfin, les zombies servent surtout de faire-valoir aux héros, et se font dézinguer par paquets de douze sans ralentir l’histoire.

12 heures après est une bonne introduction morte-vivante à l’univers de Zerocalcare, un auteur superstar en Italie, issu de la scène punk et qui quitte rarement les faubourgs de Rome, sauf pour se rendre dans les zones en guerre (lire le fabuleux Kobane Calling). Son nom d’artiste est tiré d’une marque de nettoyant ménager, ce qui devrait achever de vous convaincre.

12 heures plus tard
Scénario et dessin : Zerocalcare
Editions Cambourbakis – 112 pages

Chronique écrite par Jérôme Basiorek

 
 

Voici la sélection de 5 ouvrages que l’association vous propose de lire en ce mois de mai.

Groupe de lectures
« Hawkeye » – Tome 1 de Kelly Thompson, Léonardo Romero et Michael Walsh
« 12 heures plus tard » de Zerocalcare
« Fondation Z » de Lebeault et Filippi
« Dieu Point Zéro » de James et Boris Miroir
« L’atelier des sorciers » – Tome 1 de Kakome Shirahama

Rendez-vous le 06 juin à 20h au Biblio-café pour élire votre favori !

Le Cinéma Le Dietrich (34, Bd Chasseigne, 86000 Poitiers) et 9e ART EN VIENNE s’associent pour vous proposer une soirée exceptionnelle : l’avant-première du film d’animation MUTAFUKAZ de Guillaume Renard et Shôjiro Nishimi, le mercredi 16 mai à 21h.

Mutafukaz
 

Séance en présence exceptionnelle du réalisateur et auteur Guillaume « Run » Renard, qui a travaillé 8 ans sur l’adaptation de sa propre BD.

Au programme :

19h – A partir de 19h signature de Run dans le hall du Dietrich en partenariat avec Bulles d’encre (Album Mutafukaz en vente sur place).

20h30 – Pot convivial offert avant la séance !

21h – MUTAFUKAZ
Film d’animation de Guillaume Renard « Run » et Shôjirô Nishimi
Prix du jury jeunes, Meilleure musique originale (Gérardmer 2018)
France, Japon – 2017 – 1h33
Film interdit aux enfants de moins de 12 ans

Venez nombreux !

TARIF AVANT-PREMIÈRE :
plein 5,5 €
Adhérent Cinéma Le Dietrich et Carte Culture Poitiers 4 €
Joker 3€

Plus d’infos : http://le-dietrich.fr/film/mutafukaz

Contes ordinaires
 

Cette bande dessinée d’Ersin Karabulut, satiriste turc dont c’est le premier album publié en France, réunit quinze contes qui ne sont pas des contes de fées, et qui ne sont pas à mettre entre toutes les mains. Les thématiques sont diverses (histoire d’amour avec une maladie, cannibalisme, inceste, sacrifices pour la gloire et la richesse) mais ont quand même en commun de dépeindre, dans leur majorité, une société résignée à son propre sort, dont l’échappatoire est une illusion, et l’espoir une porte entrouverte pour mieux être refermée aussi sec.
Dans ces récits, les personnages se déforment et deviennent aussi laids que la société les rend, un effet mis en exergue par un graphisme maîtrisé de bout en bout et un scénario utilisant avec justesse les codes du fantastique et de la dystopie pour mieux nous parler de notre monde.
Une lecture aussi fascinante que dérangeante, un regard désabusé, lucide, et parfois étrangement comique et incongru de la société moderne ou de la vision du futur de celle-ci. Un humour noir au service de la bizarrerie pour mieux nous parler de nous.

Contes ordinaires d’une société résignée
Scénario et dessin : Ersin Karabulut
Editions Fluide Glacial – 80 pages

Chronique écrite par Florian R. Guillon (qui ne se contente pas de lire de la BD, il en écrit et en dessine aussi.)

 
 

Voici la sélection de 5 ouvrages que l’association vous propose de lire en ce mois d’avril.

Groupe de lectures
« Le Troisième Fils de Rome » – Tome 1 de Laurent Moenard et Stefano Martino
« Le Suaire » – Tome 1 de Gérard Mordillat, Jérôme Prieur et Eric Libergé
« Hillbilly » de Eric Powell
« Ceux qui restent » de Josep Busquet et Alex Xöul
« Une douce odeur de café » de Naoto Yamakawa

Rendez-vous le 02 mai à 20h au Biblio-café pour élire votre favori !

Souvenirs d'Emanon
 

Sur la superbe couverture de cet album, on découvre Emanon, une jeune fille qui a la particularité de porter toute la mémoire du monde depuis qu’il y a la vie sur Terre. Lors d’un voyage en bateau entre les îles du Japon, elle rencontre un jeune garçon, et tous deux discutent et tentent de trouver un sens à sa mémoire. Ils échangent leurs théories qui voyagent entre la philosophie et la mythologie. Ainsi, le lecteur se laisse emporter par ce double voyage, au sens propre et au figuré.
La narration est très fluide, avec un bon équilibre entre les pauses et l’action, alternant les moments contemplatifs sans texte et les dialogues complexes et pleins de références. Si on voit les indices d’une histoire d’amour, celle-ci n’arrive jamais à commencer – du moins dans le sens que nous, mortels avec une mémoire circonscrite à quelques années, l’entendons. Comme dit Emanon : « Quand on a l’éternité, il n’y a pas de différence entre dix années ou quelques heures ».
L’auteur ne nous livre pas de conclusion qui explique tout, mais nous laisse avec la certitude d’une perpétuelle continuation (de mère à fille ad infinitum) qui nous laisse dans l’interrogation.

Souvenirs d’Emanon
Scénario et dessin : Kenji Tsuruta
Editions Ki-Oon – 172 pages

Chronique écrite par Ricardo Cabrita