Batman - Le culte

 
 
Avec Batman – Le Culte, Urban Comics poursuit son œuvre de publication et de rééditions du catalogue DC Comics/Batman. C’est un quasi inédit qui nous est proposé, ici, puisque les quatre volumes du Culte avait été publiés, en France, entre 1988 et 1992 sous le titre Enfer blanc, et quasi oubliés depuis. Dans la chronologie esthétique et narrative de Batman, nous sommes à l’ère de la « ré-adultification » du personnage et de son univers. Nouvelle ère inaugurée par le Dark Knight de Frank Miller. 
 
Un nouveau personnage mystérieux arrive à Gotham City : le Diacre Blackfire. Son objectif est le même que celui de Batman, rétablir la justice, ses méthodes diffèrent. Pour combattre le crime, aussi bien dans la rue que dans les sphères politiques, il se constitue une armée de sans abri. Mais, plus qu’un justicier, Blackfire est un gourou dont la secte n’hésite pas à avoir recours au meurtre. Alter ego négatif de Batman/Bruce Wayne, il réussira à rallier ce dernier à sa cause… en le brisant. Nous avons donc affaire, ici, à un Batman affaibli physiquement et moralement ne devant son salut qu’à l’intervention de Robin (le second : Jason Todd). 
 
Graphiquement, la poursuite de l’esthétique du Dark Knight est complètement assumée. Si l’on retrouve encore les couleurs pop héritées des années soixante et soixante-dix c’est dans une utilisation criarde au service d’une esthétique grotesque, sale, et violente. Comme indiqué précédemment : nous avons clairement changé d’époque. 
 
Cas quasi unique dans le traitement de son héros, Le Culte est un livre poisseux qui déroute et déstabilise son lecteur et le met mal à l’aise. Même s’il ne fait pas partie des grands classiques de Batman (Un Long Halloween ; Amère Victoire), cette mini série méritait d’être sortie de l’oubli par une réédition : chose faite, désormais. 

Batman – Le culte

Scénario : Jim Starlin
Dessins : Bernie Wrightson
Editions Urban Comics

Chronique écrite par Thomas Regdosz

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