Ces jours qui disparaissent
 

Lupin, acrobate dans une troupe de cirque, se réveille un matin et réalise qu’une journée est passée sans qu’il n’en ait aucun souvenir. Alors que le phénomène se répète, il réalise qu’un jour sur deux, une autre personnalité prend possession de son corps. Il décide alors de communiquer avec cet « autre lui » par messages interposés, pour organiser leur cohabitation.

Sur cette idée de départ originale, Thimothé Le Boucher déroule une histoire captivante. Le dessin réaliste et fin, qu’on sent influencé par le manga, nous plonge immédiatement dans l’univers de Lubin et de son double. La narration est fluide et tient le lecteur en haleine, à tel point qu’il est difficile de reposer ce livre avant son dénouement, malgré ses presque 200 pages.

Jeune auteur originaire de Poitiers, Thimothé Le Boucher signe avec « Ces jours qui disparaissent » son troisième album, mais on y sent déjà une grande maturité. Le récit fantastique est passionnant, et amène le lecteur à s’interroger tour à tour sur l’identité, la dualité, mais aussi sur la gestion du temps et l’équilibre entre travail et passion.

Ces jours qui disapraissent
Scénario et dessins : Thimothé le Boucher
Editions Glénat – 192 pages

Chronique écrite par Paul Ferret

 
 

Les commentaires sont fermés.