Le signe des rêves
 

Entrepreneur japonais trop naïf, Takashi Kamoda perd son usine, puis son épouse le quitte. Désespéré, il erre seul avec sa fille, quand un oiseau lui apporte un mystérieux « signe des rêves » qui va les conduire jusqu’à Iyami, un énigmatique dandy francophile. Ce dernier va leur confier une mission périlleuse impliquant de se rendre jusqu’à Paris, au musée du Louvre.
Depuis plusieurs années, la collection Louvre-Futuropolis propose à des hauteurs d’horizons différents de donner leur vision du célèbre musée Parisien. C’est cette fois le Japonais Naoki Urasawa qui se frotte à l’exercice, avec un parti pris original : quelle serait la vision du Louvre pour un Japonais qui n’y a jamais mis les pieds ? En l’occurence celle d’Iyami, personnage d’escroc issu d’un manga humorique des années 60, culte au Japon mais inconnu en France. Cet individu haut en couleurs détonne dans l’univers d’Urasawa avec son look improbable et ses nombreux tics de langage, mais permet au lecteur de comprendre immédiatement que tous ses beaux discours sur la France et le Louvre sont issus de son imagination. Pour le reste, on reconnait bien la patte de l’auteur de « Monster » : des personnages attachants, un sens du rythme et du suspense, mais également un dessin et des mises en pages léchées, bien mis en valeur par le grand format de l’album.
Seul petit défaut de cette édition : celui d’avoir scindé l’histoire en deux volumes. Mais heureusement, le deuxième tome du diptyque est déjà disponible !


Mujirushi – Le signe des rêves (tome 1)
Scénario et dessins : Naoki Urasawa
Futuropolis/Louvre éditions – 144 pages

Chronique écrite par Paul Ferret

 
 

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